10 octobre 2006

Saudade Lisboa

Comme l'indique le panneau du nom de la rue sur la photo, Saudade est le sentiment avec lequel je repars de Lisbonne. Mon mois dans la ville blanche m'a permis de m'introduire un peu plus dans la vie lisboète, qui est loin de me déplaire! Soleil, fraîcheur, gentillesse, calme, activité culturelle... Je rentre à Paris avec de merveilleux souvenirs, et une envie d'apprendre le portugais. Je regrette beaucoup d'ailleurs de ne pas avoir amené un livre d'apprentissage de la langue dans ma valise, pour pouvoir l'apprendre directement sur place. Ca aurait été plus efficace!

Après avoir tenu ce blog pendant ce mois, je reviens donc sur Cosmopolitan Stories pour de nouvelles histoires cosmopolites (avec un gros rattrapage "nouvelles sorties cinéma" pour moi!).
Rendez-vous donc sur Cosmopolitan stories!

08 octobre 2006

Emotion

Presque comme une caméra cachée... un coup monté sous mes propres yeux...
Aujourd'hui, dès le matin, nous sommes allés filmer Paulo préparer les pâtisseries portugaises, puis les sushis. Sans que je le sache, Paulo était aussi en train de préparer un gâteau pour... moi! Pour mon départ (eh oui, je rentre déjà lundi)! Nuno le savait, depuis la première heure de notre présence au salon, ils m'ont bien eue! Quand je pense que je l'ai filmé en train de le préparer! Mais Paulo a choisi le moment où j'étais passée du côté salon pour écrire sur le gâteau un gentil "Au Revoir Nathalie". En fin de matinée, Nuno me dit qu'il veut essayer un plan, et me demande de m'asseoir à une table; il point la caméra vers moi, je ne comprends pas trop ce qu'il tente de faire, mais il me dit de lui faire confiance. Lorsqu'arrive par derrière Tomoko (femme de Paulo), le gâteau dans les mains, suivie de Paulo et Megumi (assistante cuisinière adorable). Tout le monde s'exclame, moi le plus fort bien sûr. Cela faisait longtemps que je n'avais pas rougie à ce point! Quelle gène! Toute cette organisation et manipulation pour "fêter" mon départ... Moi qui pensais à les remercier bien bas pour leur accueil, leur patience, leur gentillesse et leur humanité, me voici remerciée par un joli (et délicieux) gâteau. C'est le monde à l'envers!

De gauche à droite :
Tomoko, Megumi, Paulo, le gâteau et la chanceuse victime


Le gâteau :


Pour le garder frais jusqu'au goûter,
ils ont placé le gâteau dans le présentoir de la boutique!
Au milieu des autres pâtisseries japonaises et portugaises!


Encore quelques membres de ce fabuleux salon :


Je n'oublierai jamais la chaleur humaine de ce lieu tenu par un couple ambitieux et adorable, et une équipe ô combien chaleureuse. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir découvert ce salon, et je suis fière d'y avoir fourré mon nez. Les rencontres que j'y ai faites sont mémorables. Merci Tomoko, merci Paulo.

Dernier tournage au Castella do Paulo

Décidemment, nous sommes à chaque fois
satisfaits de nos journées de tournage.
Pourvu que ça dure!





02 octobre 2006

Tournage au Musée des Arts anciens

Filmer les célèbres paravents Namban, tel était notre privilège aujourd'hui. Privilège non sans contrainte. La première a été l'interdiction d'ouvrir les vitres : les paravents sont protégés de l'air ambiant, car étant faits de papier, l'air extérieur pourrait vite les abimer. Cette contrainte a une conséquence embêtante, celle de faire apparaître des reflets divers, reflets des spots, de nos silhouettes, des vitrines voisines... Il a fallu y remédier avec du tissu noir et des planches de polystyrène blanc. La deuxième contrainte a été la lumière : malgré les vitres, une lumière trop forte et directe abîmerait cette fois la peinture. Nous devions donc nous contenter de l'éclairage déjà présent et n'avions pas le droit d'ajouter quoi que ce soit. Heureusement nous pouvions diriger à souhait les spots dans la direction que nous voulions.






Je raconte ça comme si les personnes du Musée étaient bêtement et méchamment frileuses, mais ce n'était pas du tout le cas. Au contraire, Anisio et la conservatrice du Musée ont été extrêment gentils, accueillants et intéressés par notre projet. Anisio (du service communication) nous a même proposé de projeter le film au Musée en mai, lors de la fête des Musées!
Et puis de notre côté, malgré ces contraintes, et grâce au merveilleux travail de Vasco, le chef opérateur, nous nous sommes très bien débrouillés et adaptés. Nos images sont on ne peut plus satisfaisantes!
La chaleur (humaine) portugaise va vraiment me manquer quand je rentrerai à Paris...!

Carne de porco a Alentejana

J'avais honte de ne pas avoir encore goûté à cette merveille, le Porc à l'Alentejana, et y avait de quoi. C'est une spécialité venue du sud mariant subtilement mer et terre : viande de porc et coquillages du littoral (coques ou palourdes) cuisinés dans une préparation abondamment parsemée de coriandre fraîche. Le mal est réparé, j'ai succombé à cette spécialité (sur ma photo on ne voit pas bien les coquillages, ils sont cachés sous les pommes de terre).

26 septembre 2006

Belle jeunesse et beau fado


Mesa de Frades, la maison de fado où j'ai rencontré Rao Kyao la semaine dernière.
Ce lieu est formidable, d'abord parce qu'il est encore éloigné du monde touristique, il est joli, avec ses murs recouverts d'azulejos et sa terrasse donnant sur une rue de l'Alfama, et surtout parce qu'il accueille des fadistes d'un très bon niveau. Ce que j'aime aussi c'est que juste avant que le concert commence, ils ferment la grande porte d'entrée et baissent les lumières pour créer une ambiance plus intime et chaleureuse. Et ça marche.
Le plus incroyable ce soir, ça a été de constater la jeunesse du public et des musiciens. Le public est donc essentiellement portugais, et lisboète. Mais ce soir (seulement le deuxième pour moi), le public qui a rempli la salle était constitué uniquement de jeunes d'une trentaine d'années! Pourtant la musique était du fado purement traditionnel. Y en a qui serait content de voir que la jeunesse n'abandonne pas cet art. Et les musiciens aussi étaient très jeunes, avec une attitude décontractée mais aussi une chemise bien blanche et les cheveux bien coiffés. Leur niveau est époustouflant et les morceaux qu'ils interprètent sont magnifiques. Vu que les serveuses sont elles aussi jeunes, la maison de fado était devenu un lieu unique, où art traditionnel et jeunesse se marient. Un beau mélange qui peut redonner espoir aux plus vieux qui pensent que la culture s'éteint avec la modernité!

Mesa de Frades, rua Remédios, 139 A
les concerts débutent en général vers 23h

22 septembre 2006

Ça tourne!

Premier jour de tournage pour notre documentaire!






Les commentaires de Nuno ici...

Lisbon by rain

Quand il pleut à Lisbonne, les gens sont tristes et énervés.
La vie semble s'arrêter le temps d'une averse.



19 septembre 2006

Lorsque la simplicité devient beauté humaine - Rao Kyao

J'aurais pu intituler mon post "Mine de rien".

C'est une incroyable rencontre que j'ai faite hier soir. Vous comprendrez pourquoi ce titre.
Tout commence lorsque Isabel (la productrice de notre documentaire) nous propose à moi et à Nuno de la rejoindre dans un restaurant de l'Alfama, elle est avec Basilio, un grand impressario dans la musique, luso-indien. Sachant que nous traitons du Fado dans notre documentaire, il voulait nous présenter un fadiste portugais qui jouait ce soir dans un petit club de fado (non touristique) de l'Alfama. Basilio me vante les particularités de Rao Kyao, en m'expliquant que ce dernier interprète le fado avec un saxophone et une flûte indienne en bambou (un de mes instruments préférés d'ailleurs). Surprenant, bien sûr. Après avoir longuement discuté de musique et de recherche de financement pour notre film, nous partimes retrouver Rao Kyao quelques rues plus loin. La nuit tombée envahissait l'Alfama, et les petites lumières du soir coloraient les maisons du quartier, l'atmosphère était paisible et douce. Nous arrivons dans le club, dont la salle principale est ouverte sur la rue. Basilio, euphorique, embrasse son ami Rao d'une étreinte amicale et chaleureuse, puis fait les présentations. Je vois un homme d'une cinquantaine d'années, habillé en pantalon jogging et tee-shirt, on aurait dit un Monsieur tout le monde qui sort acheter sa baguette au coin de la rue. Le premier contact est très chaleureux, lui aussi parle quelques mots de français (j'ai oublié de dire que Basilio et Isabel aussi, honte aux Français qui ne font pas beaucoup d'efforts pour parler des langues étrangères!). Il s'intéresse tout de suite à notre projet, nous pose des questions, nous parlons aussi de son voyage au Japon. Sa gentillesse et sa simplicité dans les rapports me touchaient déjà. Le club était presque vide, seuls les employés, deux jeunes musiciens qui s'entraînaient dans un coin et quelques amis animaient le lieu. Rao nous explique que la reprise des concerts dans ce club était trop tôt, les Portugais étaient encore en train de revenir de vacances. D'où le vide. Basilio s'indigne, vu la qualité et la notoriété des musiciens. Rao était sur le point de rentrer chez lui d'ailleurs. Sentant notre désir de l'écouter quand même, il s'absenta discrètement quelques minutes de notre table. Basilio, qui avait compris, demande à la serveuse de baisser les lumières. Moi je n'avais rien vu venir, je pensais qu'il était allé aux toilettes! Il revient avec les jeunes musiciens, ils prennent trois chaises et s'installent devant nous. Un concert privé quoi. L'un d'eux ferme les grandes portes qui donnaient sur la rue. Ambiance privée et feutrée, avec des murs recouverts d'Azulejos (céramique portugaise). Les deux guitaristes se mettent à jouer des airs de fado, lorsque Rao commence à "chanter" avec sa flûte indienne. La voix suave et envoutante de la flûte m'enveloppa tout de suite, Nuno était aussi scotché que moi. Rao est extrêmement expressif lorsqu'il joue, mais reste très simple dans son attitude. Aucune prétention, il frôle même presque la timidité. Son jeu nous transporte. Le mélange des guitares fado et de la sonorité orientale de la flûte indienne était magnifique. Entre les morceaux, Isabel me glissait parfois à l'oreille "tu ne t'imagines pas comme il est célèbre, cet homme là!", ou encore "demain va voir à la Fnac tous ces albums! Tu verras l'ampleur de sa carrière!". Elle me dit aussi que Rao joue exclusivement pour moi et Nuno, qui étions venus pour le voir. C'est elle qui nous le dit parce que ce n'est pas une chose que Rao serait venu nous dire. Cet homme si humble, qui, mine de rien, nous transporte avec sa musique, était en fait un musicien célèbre, qui a appris la flûte avec Chaurasia, le maître incontesté de la flûte indienne, et qui a fait le tour du monde avec sa musique. Mais même sans savoir ça, je crois que le simple fait qu'il ait bien voulu de lui-même, avec le talent caché qu'il a, nous jouer quelques morceaux alors que le seul public était nous et les employés du club, ça me suffisait pour être touchée humainement. Surtout qu'il ne jouait pas qu'à moitié, il était complètement dans ce qu'il faisait. Des spectateurs sont arrivés entre temps, attirés par la musique. Lorsqu'il termina ses morceaux, Rao se leva et repartit vers le fond. Les deux guitaristes entreprirent un dernier morceau. Pour ne pas les gêner, Rao s'assit bien derrière nous, alors que je n'avais qu'une envie, c'était de le remercier sans fin. Il était trop loin, il ne cherchait même pas à nous approcher pour entendre nos compliments. A la fin du morceau il nous rejoignit, et j'ai pu enfin lui faire part de ma reconnaissance. Il me remercie à son tour, mais les compliments ont l'air de l'embarrasser. Il reprend sa bière et la discussion reprend comme si de rien n'était. Un ange est passé dans l'air, c'était ce que je ressentais. La beauté humaine, c'est ça. Mais je constate de plus en plus que cette simplicité est un trait de caractère de beaucoup de Portugais, surtout dans les générations plus anciennes. Et cela me fait beaucoup penser à l'humilité japonaise! C'est amusant. Rao a, à une époque, interprété le fado avec un saxophone aussi. Il faut absolument que j'écoute ça! Apparemment il est passé par le jazz, et flirte avec diverses musiques du monde, orientales plus particulièrement. Il m'a d'ailleurs raconté qu'il avait beaucoup joué avec des musiciens japonais à Tokyo! Ce matin j'ai regardé sur internet, et j'ai compris ce qu'Isabel a essayé de me dire hier soir.
Nuno, qui peut lire les sites en portugais, a découvert ce matin que Rao a été le premier portugais à enregistrer un disque de jazz, en 1976!! Il fréquente le Hot Club (club de jazz à Lisbonne) à l'âge de 19 ans. Il utilise la flûte indienne dès son deuxième album, et enregistre un disque avec des musiciens indiens en 1981 (un John McLaughlin portugais?!). En 1982 il utilise le saxophone, et c'est avec ce disque qu'il rencontre le succès. il a fait une douzaine d'albums. C'est lui qui compose la musique de la cérémonie de la restitution de Macau à la Chine en 1999. Rien que ça.
L'air de rien : cette expression le caractérise bien. Le pire c'est qu'en partant, je remercie Basilio de nous avoir amenés ici, tandis qu'il me répond "mais non, c'est toi qu'il faut remercier! Sans ta présence il n'aurait pas joué! Il serait déjà en train de roupiller chez lui!". Merci encore Rao.





17 septembre 2006

Duôkapi

Bacalhoeiro est une toute nouvelle association sur Lisbonne qui a un superbe local en plein centre de la ville, et qui organise plein de choses intéressantes autour de la culture. Une programmation cinéma avec en ce moment un cycle sur la Révolution portugaise des années 70, des concerts tous les dimanches soir, avec une programmation plutôt jazz et musiques du monde, des expositions et du théâtre. Rien que ça! Tenue par des jeunes en plus, ça confirme ce que je disais plus bas sur la culture à Lisbonne. J'y ai vu un documentaire sur la Révolution ultra personnalisé et fort, tant d'un point de vue forme que contenu. Tout le contraire d'un documentaire pédagogique et objectif d'Arte. Son titre, Bom Povo Português, et son auteur, Rui Simões. Et ce soir, le duo Duôkapi nous a réchauffé les oreilles en nous jouant des airs jazzo-brésiliens, suaves et chaleureux. Un très bon endroit à découvrir en tout cas. Ah! J'oubliais! L'entrée est libre en plus!!

Douce Lisbonne

Ma nouvelle terrasse à Lisbonne! Très calme et reposante, avec vue sur le Tage et l'Alfama.





Bon d'accord, je l'avoue, c'était la vue de la terrasse du Panthéon de Lisbonne.

15 septembre 2006

Castella do Paulo 2

Il y a deux ans, lors de mon premier séjour à Lisbonne, j'avais découvert un petit salon de thé luso-japonais près de la place du Commerce. J'avais été surprise d'y trouver de véritables pâtisseries et boissons japonaises (mon premier post sur cette decouverte ici). A tel point que j'y suis retournée quelques fois à chaque passage à Lisbonne, devenant ainsi une fidèle cliente.
Comme son nom l'indique, la spécialité de cette boutique est le Castella, un gâteau très populaire au Japon. Lorsqu'au 16e siècle des aventuriers, missionnaires et commercants portugais ont découvert le Japon (alors qu'aucun occidental n'y avait encore mis les pieds), les jésuites avaient amené avec eux, entre autres, un gâteau appelé Pão de lõ. Avec le temps, les Japonais l'ont adapté et adopté à leur gout en le perfectionnant (un don qui vient de je ne sais où a permi aux Japonais de toujours s'inspirer de choses venues d'ailleurs pour les perfectionner et en faire des choses typiquement japonaises par leur beaute et/ou leur ingéniosité); comme ça est né le Castella, sorte de génoise fondante. Même si gâteau est né au sud du Japon, sur l'île de Kyushu (plus particulièrement à Nagasaki), on le trouve aujourd'hui partout, étant donné sa popularité.
Le salon de thé est tenu par un couple luso-portugais : Paulo fait le castella, tandis que Tomoko fait les pâtisseries portugaises. Drôle de train de vie n'est-ce-pas! En fait, cette situation pour le moins insolite s'explique par le parcours inverse de chacun : Paulo est allé au Japon pour apprendre la fabrication du castella, tandis que Tomoko est venue au Portugal pour apprendre la pâtisserie du pays.
Paulo et sa passion pour le Castella seront un des sujets de notre projet documentaire. De ce fait, et avec beaucoup de générosité, Paulo nous a ouvert les portes de sa fabrique.




Le Castella doit toujours être fait dans un moule en bois en forme carrée. Pourquoi le bois? Déjà parce qu'au Japon le bois a toujours été le matériau principal dans tout domaine, il a une forte présence dans cette culture. Mais aussi parce que le bois permet une cuisson particulière, lente et homogène. En Europe, l'utilisation du bois en cuisine professionnelle est devenue interdite parce que c'est un matériau qui prend l'eau et moisit facilement. Mais Paulo ne tient pas compte de cette règle, car un moule en métal dénaturerait le processus de cuisson. La forme carrée, elle, permet une découpe du gâteau en pavés rectangulaires correspondant à une forme appréciée par les Japonais.
La cuisson ne se fait pas en une fois, Paulo doit ressortir le moule à plusieurs reprises pour mélanger la pâte. Chaque etape et geste sont precis et calculés, Paulo doit d'ailleurs les adapter aussi selon le taux d'humidité, vu qu'au Portugal l'air est beaucoup moins humide qu'au Japon.




Paulo est un personnage très connu dans le milieu du Castella, parce que c'est le premier et le seul étranger (et surtout Portugais) à avoir appris la fabrication à Nagasaki, dans une des deux plus grandes maisons de Castella du Japon : Shooken, fondée en 1681! Lorsque le Portugais est arrivé à Nagasaki, les médias se sont jetés sur lui! Quelques exemples :






Le résultat, au salon de thé (avec du Castella au thé vert sur la table) :


14 septembre 2006

Jazz à Lisbonne

J'avais déjà eu l'occasion de constater la richesse de la vie musicale et culturelle à Lisbonne. L'idée d'une capitale-village n'est plus très juste lorsqu'on voit tout ce qu'il se passe d'un point de vue culturel. Il y a par exemple beaucoup de petits clubs à concerts, et une quantité enviable de jazz lives. Le plus fou, c'est qu'à chaque fois que j'ai pu assister à un de ses concerts jazz, c'était toujours des musiciens jeunes, portugais pour la plus grande majorité, et qui avaient un niveau presque impressionant pour leur âge. Parce que voir des jeunes dans un groupe de rock, c'est moins étonnant, mais des jeunes derrière des trompettes, saxos et contre-basse, c'est plus rare. A Paris la scène jazz est plus âgée en général. Parmi les clubs, une découverte aujourd'hui : le Bicaense, Rua da Bica Duarte Belo, 38 (Bario Alto). Tous les mercredi soir une session jazz. Et ce soir, un hommage à Chet Baker avec le Quartet Four Evansake (photo avec Chet Baker en fond visuel!), très bien interprété.